Les vivaces, on le sait, elles ont tout pour plaire aux jardiniers : avant tout par la durabilité. D’une année à l’autre, elles reviennent fleurir nos plates-bandes. Plus belles encore d’une saison à une autre. Et ce sans soin particulier ni arrosage abondant.

Bien plantées, les vivaces se débrouillent seules et permettent de créer des scènes où couleurs, parfums, textures, tailles et formes se mêlent et s’entremêlent. Et en matière de couleurs, le choix est suffisamment vaste pour créer des massifs ou des bordures structurés, harmonieux, qui flattent l’oeil.

Les conseils essentiels pour planter des vivaces

D’un point de vue horticole, la plante vivace présente des qualités évidentes : d’abord, elles sont pérennes et peuvent revenir plusieurs années de suite pour fleurir nos jardins. La plupart résistent d’ailleurs à la rigueur de nos hivers ou à la sécheresse de nos étés, se font parfois oublier en hiver pour mieux réapparaître le printemps revenu.

D’autres vont s’épanouir pour ensoleiller l’automne, d’autres encore pointeront sous la neige…Bref, il n’y a pas une plante vivace mais une diversité de variétés, de silhouettes, de périodes de floraison, de formes et de couleurs de fleurs et de feuillages…au point que la composition d’un massif peut s’avérer un choix cornélien.

Pour autant, il y a tout de même des règles à respecter pour choisir ses vivaces :

le type de sol : certaines vivaces vont se complaire dans des sols sableux, d’autres préfèrent les sols argileux ou humifères
L’exposition est également à prendre en compte. Certaines vivaces ont besoin de longues heures d’ensoleillement pour s’épanouir, d’autres se satisfont d’un peu d’ombre. Ainsi, les saxifrages, les ophiopogons, les pulmonaires…se planteront à l’ombre tandis que lavataires, rudbéckias, gauras…seront plus heureux à se dorer au soleil.

La taille sera importante dans la composition d’un massif : les grandes seront plantées à l’arrière, les petites ou les couvre-sols devant.
La période de floraison est également primordiale : un massif réussi fleurit toute l’année donc il est préférable d’échelonner les floraisons.

Mais là où les vivaces se démarquent des plantes annuelles ou bi-annuelles, c’est bien par leur palette de couleurs qui couvrent tout le cercle chromatique.

Choisir ses vivaces par rapport à leurs couleurs

Vous rêvez d’un jardin harmonieux, personnalisé, un jardin qui a une âme. La couleur y participe, comme elle le fait pour un tableau ou une œuvre d’art. Alors, bien sûr, la perception des couleurs est propre à chacun mais il existe tout de même quelques règles pour éviter la cacophonie.

Soit on opte pour l’uniformité et la monochromie, on choisit une couleur et on s’y tient en variant simplement les vivaces, les périodes de floraison et les tailles . Ainsi, un jardin en blanc ou en rose pâle aura un côté romantique, du rouge ou du orangé apportera une touche plus dynamique. On peut aussi jouer sur les camaïeux et les dégradés.

Soit on marie les couleurs et c’est là qu’il faut veiller à l’harmonie. Sachez que, comme en mode ou en décoration, n’utilisez jamais plus de deux ou trois couleurs dans le même massif et surtout, mariez-le en vous inspirant du cercle chromatique : on choisit donc plutôt des couleurs chaudes (jaune, rouge et orangé) ou des couleurs froides (blanc, rose, violet et bleu)

Les plus jolies vivaces par couleurs

Du blanc : en hiver, fleuriront les hellébores et les cyclamens, au printemps les bergénias et les pulsatiles (dès février). En été, le choix est plus large avec les agapanthes, les lupins, les astilbes, les phlox, les gauras, les campanules et les échinacées. Enfin, pour une floraison automnale, plantez des érigerons, des asters ou des anémones.

Du jaune : au printemps, osez les euphorbes et en été, les hémérocalles, les potentilles ou les coréopsis.

De l’orangé : ensoleillez votre été avec les coréopsis, les hélianthemums, les achilées, les hémérocalles, les échinacées ou les physallis

Du rouge : les gaulthéries illumineront le jardin en hiver, les euphorbes au printemps et les chrysanthèmes à l’automne. Et en été, misez sur les astilbes, coréospis, potentilles, hémérocalles et gaillardes

Du violet : pour une floraison en automne, on plante des népétas, des campaules ou des asters. Pour le printemps, des aubriètes, phlox et delphinum et pour l’été, des alliums, lavandes et agastaches.

Du bleu : les péroskias et les véroniques fleurissent à l’automne, les corydales, pulmonaires et delphiniums au printemps

Du rose : au printemps, les bergénias illuminent les massifs, en été, les géraniums, fushias, lupins, gauras prennent la suite avant que les échinacées, les oediums et les asters s’épanouissent.

Sans oublier les pivoines, les primevères, les ancolies, les valérianes, les roses trémières, les rénouées…la liste est bien trop longue pour toutes les citer.